> P R E S S
 
 
 
Openfield is a subtle journey built from scattered travels and moments of 2009. Sébastien Biset (Sepia Hours, Soumonces!, MNÓAD, Nomad Bar, (SIC)…) drives us through the lands with a collection of field recordings, in which he drew his own noise, post-folk compositions, indietronic pieces, darkness and light. You’ll travel skies and seas, towns and islands, thanks to the original sound and “This Way Out“, a short art movie. All coming in an elegant handmade package (on sale, limited to 30 physical copies) containing a CD-R, a mini-DVD, some cards and a noble-drinks-related booklet. 

[ Perkunowa [Belgium] ]

 

Dans le registre du DIY, du "fait main" ou "fait maison", Sébastien Biset, historien de l'art belge, chercheur, musicien et artiste, est lui aussi un adepte du bricolage, et le revendique. Enregistrements, pochettes d'albums, livrets, packages se succèdent chez lui au fil des mois. Spontanée mais réfléchie, entre intimité et dévoilement, sa démarche mérite une attention particulière tant on constate qu'elle est parfois radicale et criante de sincérité. Il suffit de contacter l'artiste pour se procurer l'un des exemplaires (très limités) de ses productions, qu'il vous enverra avec soin à moins de vous le remettre en mains propres. Avec un peu de chance, il sera accompagné de son surprenant "Bar Nomade" et de quelques instruments, propices à une situation improvisée selon les circonstances.

[ Constellations [France] ]

 

Other intelligence is that Sébastien Biset aka Sepia Hours, friend of 12rec. and confederate on Neuf Meuf's "It's cold in space", relinquished a supposed "Spring Package" via his site. This beautiful packet includes two full-length albums, a DVD and a brochure of texts. Everything get on gratis download: Album # 1 "The time I spent running, rising and shouting in the winde",, Album # 2 "Between the last time I thought about all that I'm living for and now", booklet - PDF Brochure "Situations et autres", Videodisk "Memories 08 - 09". Besides the download, you can purchase a super-luxurious boxset. Wow!

[ Unkwnown ]

 

“Sepia hours”, with the chaotic city map on the front cover, truly is something like home-made city music which I imagine was made during some drying up streets hours after a rainy moment. Lonely project leader Sébastien Biset used his laptop to collect on them environmental sounds (a peeping iron gate, street noise of talking people and car horns, singing birds in trees, and a bit moving around), filtered white noise and more filtered noise from recording peaks, which he combines with Rhodes piano, constructed overtone-rich harmonic sounds for keyboard use, lap-top programmed rhythms of low bass and a higher pitched rhythm box, and also real instruments like an acoustic and an amplified guitar, with use of some reverb effects with them now and then, and his own voice : whispery, mourning and softly crooning, and mostly recorded with 2 or three different layers that are heard at once with some time delay, which are slightly more chaotic than harmonic in the mix. The tracks are moody illustrations that are more than a soundtrack, a capturing of a moment and condition, with some repeated ideas in the collage. There are hardly songs, but it is a coming to it, with its accompanying rhythms and moods, which are warm and lonely at the same time. The tracks construct themselves moodily, and in a descriptive way, with just a few increasing noise tensions, of change.

[ Psychefolk [Belgium] ]

 

[Lunardesk] [KOOY1364KVS1] Folder disabled (Sepia Hours's Bug System)

---- TECH RESPONSE STARTS HERE ----

Hello,
Upon a recent check on our Nott server, we have been forced to disable your folder at /home/derives2/public_html/sis/12 (Sepia Hours's 'Naive curse to leave a mark').
This folder was attaining over 350 simultaneous apache connections from various IPs and, in turn, was using, on average, ~60% of the entire server's RAM memory. This is way above what we consider to be an appropriate value for our shared servers and was quickly using up all the alloted apache slots (the 'MaxClients' limitation).
Please either have a look into drastically reducing the number of simultaneous connections your account is getting or, if you'd wish to keep it as it is, we would strongly suggest considering an upgrade to one of our dedicated servers (http://www.lpdedicated.com).
Thank you for your attention on this important matter.
Have a great day!
--
--
Kind Regards,
Adrian Avadani
Junior System Admin I - System Administrator Team
Telephone: 1-714-521-8150
Fax: 1-714-521-8195

---- TECH RESPONSE ENDS HERE ----

[ [Lunardesk] [KOOY1364KVS1] ]

 

PRATIQUES DE L'USURE ET MANIERES D'ETRE LA ... 10 & 11 mai 2008 (Communiqué FC)

- Ou et pourquoi ?

"L’occupation éphémère peut être le moteur d’un projet culturel et de ses ambitions socio-politiques. Ainsi, une association qui se crée à cette fin met au service ses compétences d’intégration de domaines différents (architecture, arts plastiques, dimension sociale,…) et devient le porteur d’un projet qui favorise les échanges dynamiques et les collaborations entre ces différents acteurs. Le défis d’une telle démarche est de garder une indépendance suffisante, et d’assurer une autogestion de l’espace occupé afin de pérenniser un modèle participatif accueillant des expressions artistiques et culturelles différentes. L’utilisation temporaire d’espace inoccupés soulève aussi bien des questions communautaires culturelles et liées au bénévolat que des questionnements par rapport à la politique immobilière et au pouvoir public.
L’Ecurie est un  collectif d’artistes bruxellois qui organise depuis six ans des évènements artistiques. Bien que l’exposition reste la principale activité du collectif composé principalement de plasticiens, L’écurie organise aussi des concerts, des performances, des pièces de théâtre et d’autres expériences artistiques non conventionnelles. L’écurie cherche avant tout à construire un système de diffusion du travail artistique non officiel et adapté aux besoins des artistes. Elle cherche à s’impliquer à tout les stades de la conception artistique, en développant des projets d’occupation d’espace rendant l’utilisation d’ateliers possibles à des prix démocratiques et cherche aussi des espaces ou la diffusion des projets artistiques est possible. Lieu d’occupation burxellois de L’écurie : Ancienne écurie, Anderlecht 2001-2004 ; Ancienne Maison Communale de Jette, 2005-2006 ; Ancien bâtiment de la RTT (Belgacom), Laeken, 2007-?". 
 
- Quoi ?
 
La plate-forme rhodienne Fausse(s) Couche(s) (Et autres pratiques de l'usure...) propose, au sein de l'ancien bâtiment de la RTT (Laeken) occupé par l'Ecurie, les 10 et 11 mai 2008 dès 18h (concerts dès 20h), l'inframince événement PRATIQUES DE L'USURE ET MANIERES D'ETRE LA... La finalité première du week end est de rassembler des plate-formes, structures ou projets caractérisés par un fonctionnement en autogestion, garant d'une réelle singularité des démarches, processus et perspectives. Musique, performances, vidéos, arts plastiques, revues, ... des réseaux (en mouvement, peu en importe la durée, la fragilité, la résistance) de créateurs belges (du nord, du sud et du centre) existent, naissent et se modifient au fil des rencontres, échanges et confrontations.
 
- Pour les casaniers

Bien que le lieu de l'événement soit facile d'accès, il est possible, pour les plus sédentaires d'entre vous (ca se corrige), de visionner l'événement sur le net. Il sera diffusé en streaming. (Ne réfrénez pas pour autant l'envie d'être là...)

[ Communiqué Fausse(s) Couche(s) (Et autres pratiques de l'usure...) ]

 

Lorsque je rencontre un nouveau disque du label Matamore, il se passe un phénomène étrange, toujours semblable. Quelqu’un d’invisible me prend la main et me mène affectueusement dans une suite de « valses » pop, de berceuses pour adultes, où le soupir, la joie discrète, l’élan de tendresse, le plaisir triste et l’étonnement amusé se conjuguent pour former en moi un curieux état d’âme. Un seul et même état d’âme propre à ce label traverse les disques de Raymondo, Some Tweetlove, V.O., Half Asleep et même le plus léger, le plus récent d’entre eux, le ravissant Soy Un Caballo.
Dans toute sa différence, l’album de Sepia Hours n’échappe pas à la règle: ce sont les mêmes sentiments que je ressens à l’écoute de ce disque paru au printemps dernier. «When we’ll cross these days, these seasons and their closes» a beau être un disque de musique électronique vaguement chanté, c’est avant tout une aventure humaine où toutes ces humeurs indéfinissables parlent avec un même corps. Nous ne sommes plus dans la lumière « sur la pelouse » de Soy Un Caballo, mais bien sous la surface des choses, ou presque, sous la peau, là où nos émotions pulsent dans un infatigable va-et-vient entre le cœur et la tête. Dans ce réseau d’artères, cet enchevêtrement de voies qui forment aussi les cartes géographiques semi-fantaisistes illustrant la pochette, la musique organique et lancinante de Sepia Hours bat et crépite, s’écoule et se meut, poussant vers des recoins insoupçonnés cette aventure sonore pas complètement solitaire.
La tonalité de l’album couleur sépia à cette heure où le soleil rejoint la terre est un peu celle d’une ombre qui recouvre tout, les choses, les gens, les histoires, les instruments, la voix même de Sébastien Biset, alors que tout cela était encore baigné de lumière l’instant d’avant. Une aura pas vraiment visible mais sonore illumine tout le disque. C’est donc un album très vaste qui étend ses palettes sonores à la ronde en rasant la terre. Un minimalisme délectable traverse plusieurs styles, quelques influences: j’entends Smog, du hip-hop, Alastair Galbraith, des beats mesurés, isolés à la New Order, le cœur de villes traversées, les grilles de nos cours d’école, des drones artériels et quelques machines qui vivent encore. De la distance, le corps comme témoin, les mots discrets, les souvenirs passant, des rythmes avec leurs conséquences, tout cela s’enchaîne dans un harmonieux balancement mélodique. Car en plus l’approche mélodique n’est pas en reste.
Je me souviens de Sepia Hours en concert en phase avec le balancement de la péniche Inside Out; par le hublot ouvert sur la Meuse, je sentais la surface monter et descendre alors qu’un autre bateau remontant le fleuve s’emparait du bourdon imaginé par les musiciens. Passe-moi le bruit…
Sepia Hours est le projet de Sébastien Biset originaire de Le Roeulx, près de La Louvière. Ce premier disque s’élargit aux souvenirs de Lisbonne, Bruxelles, Amsterdam et Louvain-la-Neuve.

[ La Mediathèque (Begium) ]

 

1. SEPIA HOURS : MOUVEMENT PERPETUEL ?

AL a rencontré Sébastien Biset, alias Sepia Hours, et en est revenu plus perplexe et passionné que jamais. En mouvement perpétuel, assailli de questions multiples, c’est un personnage complexe mais sincère qui se révèle à travers cet interview initialement publié sur NOKTB et ici complété de mises à jour utiles mais vaines. Car qui saurait saisir le courant qui agite la rivière ? Interview et texte par Al (NKOTB)

Publier un article sur Sepia Hours qui soit à jour relève de l’utopie. Car le projet de Sébastien Biset est en constante mutation : au mieux on s’en approche mais jamais on ne le saisit complètement. Pour mieux appréhender cet univers musical, littéraire et visuel, je vous propose un article en deux temps. Primo, un papier que j’ai publié sur mon blog (NKOTB) suite à une longue conversation que j’ai eue avec Sébastien l’été dernier. Secundo : la retranscription d’une non interview par courrier électronique. En réalité, avec Sepia Hours, il suffit de demander « Quoi de neuf ? » pour se retrouver avec suffisamment de matière pour remplir trois articles.

SEPIA HOURS : D‟UN JOUR À L‟AUTRE (interview initialement publiée sur New Kicks on the Blog, septembre 2007)

L'interview

Avril 2007 : le label belge Matamore sort When We’ll Cross These Days, These Seasons and Their Closes, le premier album de Sepia Hours à ne pas paraître sur un netlabel. Sepia qui ? Sepia Hours, soit Sébastien Biset et lui-même dans un projet musical bien trop complexe pour pouvoir se contenter de l’étiquette d’indietronica. Sepia Hours, je connaissais grâce à l’EP Naive Curse To Leave A Mark, sorti deux ans plus tôt sur Sundays In Spring. A l’époque, ce disque m’avait heurté par ses compositions pop timides, à la voix effacée et aux arrangements électro embrumés. Une sorte de Tunng flanqué d’une sale migraine. Mais avec le nouvel album, je découvre ce qui me semble être un sacré tournant : des morceaux plus torturés, où la voix est définitivement reléguée au second plan, au profit de structures plus abruptes et de décors plus bruitistes. Sepia Hours aurait viré sa cuti ? Une discussion s’imposait avec l’auteur de cet album, discussion qui va mettre au jour un univers bien moins évident que ce que j’imaginais. L’histoire de Sepia Hours commence en 2004 avec deux premières sorties sur le netlabel Sundays In Spring, qui seront téléchargées plusieurs milliers de fois... en Italie et en Asie également. Pourtant, dès ces premiers échos encourageants, Sébastien décide de changer son fusil d’épaule et sort Octember 05 sur le défunt Social Fashion Records. Soit une seule longue piste exigeante, très éloignée des structures pop intimistes des deux premiers EP. Par la suite, Sepia Hours continue d’expérimenter sur des netlabels basés en Autriche et au Royaume Uni.

On efface, on oublie

Fin 2006, Sébastien enregistre When We’ll Cross These Days... qu’il publie momentanément sur son propre site. C’est à ce moment que Maxime (Some Tweetlove) lui propose de ressortir l’album sur le label Matamore. Un choix difficile. « Je suis un boulimique de l’enregistrement, que je conçois comme une photo de l’instant présent, rien de plus. D’ailleurs, je ne travaille jamais une composition avant d’enregistrer. C’est un geste impulsif : je saisis mes instruments, je me laisse aller et je capte l’émotion du moment. J’ai renié chaque EP après sa sortie et je n’ai jamais rejoué ce que j’avais enregistré. Je suis plutôt fasciné par le côté éphémère d’une musique qui correspond à un état d’esprit à un moment bien précis. Alors, forcément, l’idée de sortir dans le commerce un disque de Sepia Hours, même pour 10 euros, j’ai mis du temps à la digérer. Tu te rends compte que la Fnac l’a mis en écoute sous le nom de Sephia Hours et le vend pour 19 euros ? » De l’album lui-même, Sébastien ne dira pas beaucoup plus. On sent que l’objet le dérange même si, en insistant, on parvient à discuter de Declines, un morceau construit comme une longue boucle de quelques notes de clavier qui monte dans un léger crescendo avant de s’écraser dans une cohue assourdissante. On tombera aussi rapidement d’accord sur une autre évidence : cet album doit s’écouter à plein volume pour pouvoir révéler toutes ses nuances.

Fausse(S) Couche(S)

La conversation bifurque rapidement vers A Journey With My Ego... Now Now Now I’m Rising, un nouvel EP publié en juillet sur Fausse(S) Couche(S), un site développé justement par Sébastien, et ses deux complices Jean DL et Impostor afin d’héberger leurs sorties de piste musicales, artistiques ou littéraires. « En juillet, je commençais à être écoeuré par les câbles et les machines que je devais manipuler lors des quelques concerts que je venais de donner. J’en avais la nausée. Je ne voulais plus rien faire. Alors, j’ai pris ma voiture et j’ai embarqué une vieille guitare pourrie, un mélodica et un enregistreur de minidiscs. J’ai commencé à enregistrer des trucs dans la voiture, puis je me suis mis à crier. J’ai également capturé des sons d’ambiance à la mer. Quand j’ai essayé de mixer le tout, je suis parvenu à conserver l’esprit brut de la démarche. Ça a donné cet EP de 6 titres assez hermétique mais qui m’a vraiment soulagé. » Le résultat est une superposition effrayante de sons déchirés qui restitue un esprit de profonde tourmente... à écouter à petites doses. Depuis, Sébastien s’interroge sur les suites à donner à Sepia Hours. Et comme à chaque fois, il ignore totalement ce qu’il en adviendra. « Aucun de mes enregistrements n’était réfléchi, alors je peux difficilement prévoir ce que je ferai demain. »

Scènes

Ce n’est qu’en juillet 2006 que Sepia Hours se produit sur scène pour la première fois. « Avant, je n’assumais pas, ni avec une guitare, ni avec ma voix. » Les premiers concerts sont hésitants, entre songwriting improvisé et expérimentations électro. Puis, vient la soirée du label Matamore, en avril dernier à l’Ancienne Belgique. Un set préparé et répété avec Jean DL pour mieux cadrer avec l’univers pop du label (ce soir-là, Sepia Hours partage l’affiche avec Raymondo, Half Asleep, Some Tweetlove, etc.) Mais le résultat déçoit par son manque de spontanéité. Les deux amis décident alors de radicaliser leurs futures apparitions scéniques, laissant libre cours aux improvisations, avec en point d’orgue le Verdur Rock Festival. « Rien ne fonctionnait, se souvient Sébastien. Les larsens ne partaient pas quand il fallait et les boucles ne tournaient pas comme je l’aurais voulu. J’avais l’impression de patauger sur scène à tel point qu’après le concert, je n’osais pas trop regarder Jean. On ne se parlait pas en sortant de scène, un peu gênés, comme un couple qui aurait passé la nuit à essayer de faire l’amour sans y parvenir. Nous étions vraiment honteux. Et pourtant, après le concert, des gens sont venus nous féliciter. C’est là que j’ai compris que nous n’étions bons que quand notre musique nous échappait totalement. » Depuis, Sébastien s’est produit seul au Mobile Institute, un concert qu’il évoque comme une thérapie. La veille, il avait travaillé tard sur un morceau plus pop à caler au milieu d’un set plus improvisé. « Au moment de le jouer, j’ai de nouveau fait demi-tour, préférant passer de boucles d’arpèges à de grosses distorsions. Le final a été très violent, avec énormément de cris et larsens. J’en ai craché du sang pendant 4 jours ! » Au final, toujours la même impression : les gens qui viennent aux concerts de Sepia Hours pour entendre l’album en ressortent frustrés ; ceux qui ne savent pas à quoi s’attendre se montrent les plus réceptifs. « Je réfléchis trop sur scène et, du coup, je suis incapable de jouer sainement ma musique. J’admire les artistes qui arrivent à jouer des chansons telles que sur leurs albums mais moi, je ne peux pas. »

Le grand air

Et l’avenir dans tout ça ? Avec Sepia Hours, on peut s’attendre à tout et on sait qu’on sera de toute façon surpris. « Il y a quelques jours, avec Jean, nous avons joué seuls dans une vieille station-service désaffectée, puis la nuit, sur un parking de supermarché. Ce genre d’expérience nous a réellement fascinés parce qu’on sentait qu’on s’approchait enfin de ce qu’on voulait faire : de la musique qui fusionne parfaitement avec le cadre dans lequel on la joue. Finalement, on s’est rendu compte qu’on s’éclatait vraiment en jouant dans un champ. Dans un avenir proche, c’est certainement une expérience qu’on va reproduire : on prendra une ou deux voitures et on emmènera cinq ou six personnes dans un champ où on jouera en fonction de l’instant, 5 minutes ou 3 heures. Nous jugerons selon l’intensité du moment... » Demandez à 1000 musiciens pourquoi ils enregistrent des disques. 999 d’entre eux répondront que c’est une démarche tournée vers l’extérieur : communiquer avec le public, donner du plaisir aux auditeurs, passer à la radio, jouer en concert avec d’autres groupes intéressants ou même épater les nanas. A l’opposé, on trouve Sepia Hours qui n’inscrit sa musique dans aucune de ces approches. Pour Sébastien, jouer de la musique, c’est avant tout se libérer d’un poids, se soulager, mettre des notes sur ce qu’il peine à exprimer. Sa musique revendique ce côté purement égoïste, voire obsessionnel, qui lui permet de s’affranchir d’une quelconque tendance. Ce qui donne au final une discographie tortueuse qui s’écoute comme on lit un journal intime volé : l’enchaînement des événements met mal à l’aise mais fascine par sa sincérité brute.


UN MOUVEMENT PERPÉTUEL ? (Suite entretien, novembre)

Depuis cet été, Sepia Hours a exploré de nouveaux horizons. « Il n’y a cependant rien de crucial... Disons que, depuis le jour où nous nous sommes vus, je n’ai fait, en termes de performances, qu’un concert au Botanique... qui a toutefois suscité de nouvelles questions en termes d’ ’accord’ et d’ ’entendement’ au sujet d’une expression musicale se voulant pour le moins singulière. Illustrer des textes à la couleur souvent sombre (malgré une possible lueur, à chaque fois) avec un bande son elle aussi lourde, froide, profonde, en grande partie retenue, ne satisfait pas l’oreille de certains. Ceux-ci ont, semble-t-il, cherché dans la musique ce qui devait ’compenser’, une sorte de médium pour l’équilibre, qui ne pouvait avoir sa configuration (entièrement) propre, son ressenti propre. Une sorte de papier peint musical destiné à rassurer un auditeur susceptible de rapidement se sentir seul devant un texte. En quelque sorte, on attend de la musique son pouvoir de domestication, en ce sens que la musique est une domestication du bruit, et que cette domestication est nécessaire pour rassurer l’oreille et l’esprit... A l’origine de toute culture, il y a le thème du bruit, mais surtout de sa mise en forme, sorte de domestication du chaos ("la mise en forme, la domestication, la ritualisation de l’usage de cette arme (le bruit) en un simulacre du meurtre rituel", comme l’a si bien écrit Jacques Attali). Sinon, l’expérience du Bota était une bonne chose, au-delà de ce type de considération... J’ai eu de bons échos, malgré tout... Ne crois surtout pas que je me plains à chaque fois : j’essaye simplement de viser, à mon sens, une pertinence qui sois réfléchie, cohérente et sincère. »

Pour les projets à venir, on épinglera un concert au Belvédère le 24 novembre, un autre à Paris le 30 et quelques événements qui devront encore être confirmés. « Je penserai aussi à enregistrer un nouvel album. J’ignore totalement à quoi il ressemblera. Et tant mieux. J’ignore aussi quelle sera sa destinée. Cd pressé et distribué ? Enregistrement téléchargeable ? Je ne sais pas... Nous verrons... Sinon, je continue à traverser une succession d’anecdotes, parfois reprises sur Fausse(s) Couche(s)... Cet aspect, même s’il semble le plus humble, le moins important, totalement anecdotique, est réellement décisif et nécessaire. Ces anecdotes témoignent d’un mouvement quotidien et progressif vers ce qu’il reste encore à écrire. »

Depuis octobre, Sébastien donne également un cycle de conférences à l’Institut supérieur pour l’étude du langage plastique, à Bruxelles. Il entrevoit de nouvelles collaborations avec Jean-François Blanquet (projectsinge), ainsi qu’avec les revues Barillet et Verrue.

Une actualité qui se bouscule et qui peut être suivie (presque au jour le jour) sur Fausse(S) Couche(S).

 

2. SUR QUELQUES AVIS AUTOUR DE LA RÉCEPTION. SEPIA HOURS : ENTRE-VUES "A CONTRE-JOUR"

Il y a quelques mois, je contactais Sébastien Biset (alias Sepia Hours) pour lui proposer une carte blanche. Proposer une carte blanche, c’est un peu comme dire à ses invités "faites comme chez vous" ; l’exhortation a beau être sincère, il en est peu à qui cette invitation décide spontanément de se déchausser et de mettre les pieds sur la table. Et si dans le cas d’un repas chez Bree Van de Camp c’est plutôt une heureuse chose, dans le cas qui nous occupe on est autorisé à trouver cela bien regrettable. On aimerait qu’ils soient plus nombreux à voir en cette page blanche une invitation au laisser-aller, un espace de liberté à conquérir, un champ des possibles à explorer. Aussi ma surprise fut-elle grande et ma joie bien réelle lorsque je reçu en réponse ce texte de Sébastien Biset, fausse auto-interview schizophrénique dans laquelle il nous livre ses points de vues sur la musique, la réception, les webzines et les ’coups de coeur’.

Préambule : Ce texte est daté du mois de mai 2007. Sa mise en ligne, en novembre de la même année, soit 7 mois plus tard, sans pour autant lui ôter l’actualité de son contenu, ne peut rendre compte de l’évolution d’un propos, à la suite d’autres écoutes, d’autres expériences, d’autres travaux, d’autres rencontres, etc. Pour exemple, Jupitter goes Quattrocento (Sébastien Karkoszka) s’apprête à dévoiler son dernier opus, un enregistrement dont j’attends la sortie que j’espère imminente. Inutile de dire que ce micro-événement contribuera à enrichir et à faire avancer les propos ci-dessus. C’est également à la plate-forme Fausse(s) Couche(s) (Jean DL, Impostor, S. biset) que j’aimerais faire allusion, puisqu’elle n’avait pas réellement éclos lors de la rédaction de ces quelques lignes. Cette plate-forme qui s’attache à la quotidienneté d’une création trans (car partagée sous l’effet, au moins, de la triangulation, et ne me demandez pas ce que ça veut dire) - individuelle aura permis une plus grande simplicité dans le processus de composition, et une plus grande liberté dans les possibilités d’expression. Bref, ces propos ont toujours du sens, mais il y a plus, aujourd’hui ; il n’y a que des choses en cours et à suivre, à tel point qu’on ne peut que quitter ce qu’on est déjà en train de dire.

Questions / Suggestions posées un dimanche, en fin d‟après-midi...


M. - Je sais que tu es relativement critique vis-à-vis de l‟évolution des pratiques musicales, à l‟heure actuelle. Si on te demandait “pour quelle raison continues-tu à t‟intéresser à la musique ?”, que répondrais-tu ?

S. - Il faut croire que je ne peux pas m’en passer - pour le moment du moins, et plus encore en pratique qu’en écoute. Je m’y intéresse, en partie, parce qu’elle est très révélatrice de nos comportements. De plus en plus je me demande si la musique telle qu’elle se développe aujourd’hui ne modifie pas davantage les modes de réception et les relations à l’autre plutôt que ses possibilités et ses modalités d’expression, son caractère spécifique d’expressivité. En somme, ne serait-ce pas moins le contenu qui évolue et qui change que la position de l’auditeur par rapport à l’objet écouté, à la production ainsi abordée ?

M. - Tu veux donc voir dans l‟état actuel des pratiques musicales une évolution moins formelle que, disons, „sociologique‟ ? Pourtant, on ne cesse pas de découvrir de nouvelles combinaisons et de nouveaux formats ; on peut s‟en réjouir, et s‟en lasser serait peut-être faire preuve de mauvaise foi...

S. - C’est un fait : mais même si elle reste toujours fonction de l’accès quelque peu ardu aux produits sommeillant à l’ombre des mainstreams culturels, la ‘découverte’, en terme d’appréhension des produits culturels, ne dépend plus de l’effort acharné de l’esthète, mais d’une logique quotidienne d’absorption et d’ingestion causée par le bombardement d’informations et de productions rendues aisément accessibles par l’efficacité des webzines, audioblogs, netlablels, playlists, téléchargements et duplications en tous genres. En ce sens, l’option de la découverte n’est plus l’apanage du seul mélomane averti, pointu et exigeant, fidèle à des affects et à des orientations profondément individuels. On écoute tous, un peu tous azimuts, ce qui est mis à notre disposition : on zappe plus qu’on ne sélectionne, on passe d’un son à l’autre, d’un climat à l’autre, d’une scène à l’autre ; bref, l’« abc » de l’auditeur - alors qu’on pense souvent que c’est là une finalité - réside déjà dans cette habitude de la découverte, puisque c’est elle qui va rythmer un quotidien, compenser un ennui et scander l’évolution d’une écoute. Concrètement, il suffit d’être un peu branché ou curieux pour errer sur MySpaceMusic, cette sorte de cadavre exquis aux mille et un visages sympathiques invitant à la dérive de fiches en fiches et, chemin faisant, à la constitution personnelle d’un patchwork musical impressionnant. Aucun effort dans cette attitude zapping, révélatrice du phénomène de la simplification de la production et des échanges. Ce faisant, ce sont les clivages entre genres qui s’estompent, pas seulement en terme de contenu (l’hybridité des genres) mais surtout en terme de réception (l’éclectisme culturel). Par conséquent, ce n’est pas tant la musique qui est en profonde mutation que sa problématique sociale.

M. - Est-ce que l‟évidence de cette problématique t‟apparaît être un frein, une difficulté, quand il s‟agit d‟appréhender un artiste de la manière la plus „objective‟ possible, en dehors du contexte de la réception ?

S. - En réalité, quand on me demande de parler d’un artiste que j’aime, ou d’un événement qui m’a marqué, je ne peux pas m’empêcher de parler de tout sauf de ce qu’il faut. Inévitablement, je vais parler d’affects, de sensations, d’impressions. A croire qu’appréhender une oeuvre, une performance ou un artiste engage sur la voie de la relation : nécessairement on appréhende en fonction de la relation qu’on entretient avec la production, l’événement, l’artiste. Je peux m’essayer à l’exercice, très simplement. Il me suffit de parler, même vaguement, des derniers enregistrements écoutés. Si je devais mentionner la dernière sortie du netlabel belge Sundays in Spring, le « Zero distance » de Jupitter goes Quattrocento, je ne pourrais pas faire abstraction de l’histoire de cet enregistrement, édité numériquement après 5 années de silence, ainsi que de la relation affective que j’entretiens avec cette musique, et même avec ce netlabel. Ce sont là les paroles d’un mauvais juge donc, chez qui tout souci d’objectivité se voit teinté par la prégnance d’une relation subjective avec l’objet. Mais on sait qu’aucun jugement ne sera jamais lavé de subjectivité. Oui mais quand même. Enregistré en 2002 - sur un 4 pistes cassette que je garde en mémoire - par Sébastien Karkoszka alors âgé de 21 ans, « Zéro Distance » est un Ep 5 titres à l’enthousiasme mélancolique retenu, complexe et riche. Retrouvant cet enregistrement lo-fi après plusieurs années, je ne peux que situer l’événement, en faisant la comparaison entre ce qui est entendu avec ce qui avait précédé (je pense notamment à son Ep de 2001, révélateur de la sensibilité qui se dissimulait déjà là) et ce qui a été enregistré (des pistes isolées, comme ‘dissimulées’, pour ne pas dire ‘refoulées’) ou performé, plus récemment (je pense notamment à un concert de l’hiver 2006, à la Ferme du Biéreau). Sa musique, c’est aussi, pour moi, le souvenir des mêmes lieux traversés, dès l’origine : « C’est dans le Hainaut, sur le Canal du Centre, que le paysage musical de Jupitter_k s’est lentement élevé : teinté des lumières oranges des autoroutes belges, de feuilles mortes et autres amours héroïques, de sursauts politiques soudains. Sa musique mêle désolation postindustrielle et fureur brute, guitare et accordéon, chant anglais maladroit et accompagnement électronique primaire » (www.brdf.net - septembre 2002). Et il suffit qu’après un long silence Liquorice et ces autres morceaux de 2004 ou postérieurs se fassent entendre pour que tout revienne en surface, aussi bien l’inscription de ces traces dans les hésitations et les tentatives de Jupitter
que ses prospectives incertaines mais jamais totalement avortées, en terme de réalisation de soi et de songwriting singulier. Parce qu’il s’agit bien là d’un bijou de singularité, aux pièces détachées (et mélangées, vu la contorsion chronologique causée par la sortie récente de son enregistrement de 2002), dont on ne devrait pas perdre une miette pour saisir l’oeuvre dans son ensemble, en lien avec le personnage, son mysticisme post-moderne (cfr. ses courts textes sur www.jupitterg400.be), ‘ses craintes et procrastinations, sa vitalité d’expression’ (dixit Seb_K lui-même, au sujet du ‘fruit de ses entrailles’), bref, ses étonnantes et attachantes pérégrinations. Il est donc impossible que je dresse le constat formaliste du travail de Sébastien Karkozska. J’échoue à en faire la description, au profit d’une histoire d’impressions et de relations.

M. - Dans ce cas précis, tu parles d‟un artiste que tu sembles connaître personnellement. On comprend en quoi la relation devient particulière, car personnelle. Eprouves-tu le même type de rapport quand il s‟agit d‟approcher le travail de quelqu‟un qui t‟est, dans un premier temps, inconnu ?

S. - Bien sur, il en va de même pour de nombreuses autres écoutes. Si je poursuis l’exercice avec l’Ep éponyme d’Introva, récemment découvert, là encore, je manquerais au devoir de la médiation objective. Question d’affects, de raisons personnelles. Introva est le projet du jeune Nicolás Giecco, songwriter argentin avec qui je décidai d’échanger quelques uns de mes enregistrements. Un matin, je reçois un paquet affranchi quelques semaines plus tôt à des milliers de kilomètres d’ici, à Cordoba, contenant un CD et une lettre. L’artwork, à la dominante rose-mauve, présente une série d’antennes élancées surplombant des toits. La lettre, très personnelle, fait avec justesse mention de la ‘singularité’, résumée par le concept « Introva » (orientant l’écoute vers les notions d’introspection, d’introversion, voire de subjectivation), ce qu’exprime Nicolas en d’autres mots : « I’m trying to focus on the human nature from the minimal unit, and the minimal unit is me ». Un chant délicat se pose sur des arpèges de guitare acoustique supportés par des rythmiques fines et complexes. Le tout tient en 6 titres résolument subtils où le songwriter maintient son souci de l’introversion, tout en la formalisant par des compositions très personnelles. Très vite, le chant, allié à une forme instrumentale très éthérée, me rappelle la mélancolie de certains groupes du label espagnol Foehnrecords, ceux-là même qui, il y a quelques années, ont constitué une véritable référence pour ma propre pratique musicale, pour ensuite s’allier à d’autres acculturations marquantes. Je ne pouvais donc pas rester insensible. Loin s’en faut, je me suis mis à apprécier les moindres détails mis en place par Nicolàs, de la complexité des rythmiques à la beauté de ses discrets fieldrecordings. Tout était là pour que l’accroche se fasse, y compris dans le sens même qui excédait l’humble enregistrement auto-produit, cette fascination pour la singularité affirmée par l’artiste dans son projet de subjectivation (Introva, « the minimal unit is me »), cet intérêt pour les modes de subjectivités (très deleuzo-guattarien) central dans mes propres travaux, orientant mes perspectives en terme de création et de médiation.

M. - Cette manière très personnelle qu‟on a d‟aborder la culture s‟étend à tous les niveaux de la création. Notre réception est toujours conditionnée par un contexte, des circonstances quelles qu‟elles soient.

S. - Oui, et c’est assez étonnant de voir que ce type de relation ’au contexte’ se joue à des niveaux variables, même lorsque j’aborde une oeuvre sans dimension esthétique mais pouvant cette fois porter sur elle, comme les ouvrages traitant de problématiques inhérentes au domaine culturel. Là encore, je fais part de relations subjectives. J’ai ainsi remarqué, me concernant, que tel ouvrage théorique ou critique (mais cela, bien sur, ne se limite pas à ce genre littéraire) sera appréhendé en fonction du moment où la lecture se fera, selon les conditions dans lesquelles elle s’installe et se vit (endroits de lecture, météo, temps morts dans lesquels elle s’insère, etc.). Parallèlement à l’écoute de différents albums dans des conditions à chaque fois différentes, la lecture d’un ouvrage se voit influencée par ces mêmes conditions, ces mêmes circonstances qui conditionnent l’écoute et la réception de la musique en question (exemple : L’Andalousie en septembre, Palaxy Tracks et The Kallikak Family dans les oreilles, et le « Marcher, créer » de Thierry Davilla en guise de lecture ; Lisbonne en septembre, Aviator Lane, Xiu Xiu et Kickball dans les oreilles, et l’ « Invention du quotidien » de Michel de Certeau en guise de lecture ; etc.). Ainsi, dans le cadre d’une découverte, à certains moments donnés, d’ouvrages, d’auteurs et de modes de pensée, des liens se sont tissés entre des sensations et des sujets théoriques, des niveaux de compréhension et d’analyse se sont installés, des modes de significations sont devenus limpides et conditionnent aujourd’hui mon appréhension de tout produit ou fait lié à la culture telle qu’éprouvée au quotidien. Cette manière de lier des produits entre eux (qu’il s’agisse du secteur musical, livres, cinéma, art, etc.) n’est en réalité pas si éloignée du principe de la playlist, qui s’inscrit comme un réseau de références selon une temporalité déterminée (du genre « ma playlist de 2006 », « ma playlist du printemps 2007 », etc.).

M. - La playlist est en effet une habitude largement répandue. Elle serait, pour des auteurs comme Nicolas Bourriaud, un effet de cette ère de la « postproduction », cette esthétique de la réappropriation permise par une diversité des pratiques de l‟usage déjà chère à de Certeau, que tu viens d‟ailleurs de mentionner.

S. - Oui, exactement. On ne reviendra pas ici sur les propos de Bourriaud en écho à la pensée de Certeau, mais la playlist est une habitude répandue, chez la plupart des consommateurs culturels, et elle peut être très révélatrice des comportements pluriels d’un même individu, que l’on qualifie depuis quelques temps d’éclectisme culturel, que je mentionnais tout à l’heure. J’ai été étonné de remarquer à quel point certains lieux de vente et de promotion pouvaient témoigner de ce phénomène, et à ce titre je peux faire référence - en guise d’exemple car ceux-ci ne manquent pas - à la librairie-espace d’art Quarantaine (rue Lesbroussart, Bruxelles), qui propose, au fil de ses petites expositions et concerts, une table-playlist présentant des livres, des cds ou des films sélectionnés par les artistes investissant alors temporairement le lieu. Je me suis récemment aperçu, ayant été amené à participer de cette playlist collective, à quel point des réseaux personnels pouvaient se dessiner là, et que ces réseaux étaient plus intéressants encore que d’éventuels choix isolés conduisant à présenter un produit qu’on aurait apprécié, hors contexte. Parce qu’on ne peut jamais isoler une production quand on en a fait l’épreuve, et qu’au fond, il est toujours question de contextes et de relations.

M. - Au fond, cette manière très personnelle qu‟on a de vivre un objet de culture trouve son expression dans un phénomène de médiation étendu (presse, webzines, playlists, etc.) qui, dans le même temps, ne vaudrait que comme l‟expression de sensibilités à chaque fois différentes. Est-ce que cette tendance généralisée est vaine pour autant ?

S. - Vaine, certainement pas. Ce qui est vain, c’est de croire qu’on peut présenter cet objet de culture sans y investir sa propre histoire. A chaque occasion, quand il s’agit d’appréhender une donnée (un bien, un produit, une production, une création, appelez ça comme vous voudrez) culturelle, on met en place, à certains niveaux et selon certains degrés d’ouverture, des références, des histoires, des anecdotes, des sensations, des attentes personnelles, nécessairement décisives dans l’établissement de la relation entretenue avec l’objet. Sans vouloir interroger la vieille question du jugement et de la critique, je constate juste qu’il me semblerait insensé de faire ici les comptes-rendus des albums, Ep ou netreleases de Palaxy Tracks, d’Ursula, de Kickball, d’Aviator Lane, de Xiu Xiu, de Tomas Korber, des Blood Brothers, d’Aki Onda, de Mice Parade, de 31knots, de Jean D.L., d’Impostor, etc., même si chacun d’eux m’a profondément marqué, d’une manière ou d’une autre. Parce qu’au fond, sur quels critères je me baserais pour effectuer des sélections, pour retenir un nom au détriment des autres ? Que choisir et pourquoi, d’autant plus que les extrêmes se confondent (bruitisme-taciturnisme ? Dans quelles limites dois-je parler de mon expérience et à quel point faut-il circonscrire les impressions pour éviter les digressions personnelles ? Une chronique est-elle davantage un exercice de style complaisant, une forme de promotion ou de médiation, ou le souci d’un partage trans-individuel ? Ne vaudrait-il mieux pas se contenter de vivre et d’éprouver ces événements culturels tels qu’ils nous parviennent, plutôt que de chérir des références formelles et des jeux d’identification aseptisés, épurés de nos schizophrénies et schizonévroses incomparables, douleurs et joies indescriptibles - car singulières - à l’approche d’un objet de culture, même si partagé par le plus grand nombre ? Et quand je parle de vivre et d’éprouver, je parle bien entendu de partager, aussi. Il n’y a donc rien d’inutile à faire mention d’artistes, de produits ou d’événements culturels. Ce qui m’ennuie profondément, ce sont ces pseudo-médiateurs qui jouent le rôle de décideurs ou d’aiguilleurs sans jamais prendre en compte cet état particulier de la réception, cette évidence de l’appréhension plurielle au profit d’une sacralisation de l’objet de culture comme l’opium d’un peuple (les récepteurs) unifié par le lien du consensus et d’une aveugle "sécurité émotionnelle".

M. - Bien sur, mais ceux-là doivent bien faire des choix. Il est légitime qu‟ils aient des coups de coeur et qu‟ils souhaitent les faire partager...

S. - C’est évident, je n’ai absolument rien contre ça. Justement, tout est ‘coup de coeur’, dans ce qui vient d’être dit. Une histoire de préférences et d’orientations personnelles. Je suis simplement contre l’idée d’un nivellement de l’expérience, habitude de ceux qui s’enthousiasment pour l’idolâtrie de l’icône infiniment remplacée (une figure dont on partagerait l’admiration avec une certaine dose d’entente et d’unanimité) et pour la monotonie des sensations (partagées par tous au même moment, ce qui semble bien improbable que pour ne pas être faux), dans l’ivresse de savourer une extase élégante et à la mode.

M. - Le soleil est bien bas. Je ne te vois plus, tu es à contre-jour...

S. - Tu devines un contour, en cherchant à cerner. Ce n’est pas plus mal, au fond...

(Texte de Sébastien Biset, Sepia Hours)

[ New kicks on the blog (Belgium) & La Blogotheque (France)]

 

"..a good album that takes up his own place in indietronic genre thanks to a versatile writing, flowing narrative elements and a perfect fusion between real instruments and synthetic manipulations...
...the outlines of the songs appear and disappear inside instrumental textures sometimes sluggishly ethereal and sometimes phisically fibrillant"

Un progetto interamente made in Belgium questo: belga l’artista, Sébastien Biset aka Sepia Hours, e belga l’etichetta che dà alle stampe il lavoro, la Matamore di Bruxelles. “When we’ll cross these days, these seasons and their closes” è un buon disco che sa ritagliarsi uno spazio tutto suo all’interno del genere indietronica grazie ad una scrittura versatile, a fluidi elementi narrativi e ad una perfetta fusione di trame suonate e manipolazioni sintetiche: in “Body as a clock” un cantato tremolante scivola su scalpiccii elettroacustici per poi insinuarsi nelle cavità che accordi romantici di chitarra scavano tra i battiti di drum-machine e le frattaglie vocali di “Because smiles become ruptures”; più in là emergono le rotondità ritmiche di “A place I found and I forgot” e il cicalio bucolico di “Some beats with consequences”; “Declines” è tutto un germogliare di field recordings, note di carillon e sussurri trasportati lontano da una pioggia acida di granuli digitali; infine l’atmosfera fuligginosa di “About a distance”, le lente fluttuazioni di “Discrete words” e le dense correnti ambient di “And end, then another” contribuiscono a far sì che i contorni delle canzoni appaiano e scompaiano all’interno di tessiture strumentali ora pigramente eteree ora corposamente fibrillanti.

P.S.: Come ampio assaggio introduttivo all’universo musicale di Sepia Hours potete accedere alla pagina “discografia” del suo sito e da lì seguire i percorsi utili per scaricare gratuitamente i suoi precedenti lavori, eps e brani inclusi in alcune compilations pubblicati tra il 2004 e il 2006 su diverse net-labels.

[ Comunicazione interna (Italy) ]

 

Sepia Hours est Sébastien Biset. Un songwriter touche à tout, guitariste, historien de l´art, bidouilleur-colleur électronique, bruituiste, vocaliste flottant dans l´indietronica. Après plusieurs sorties sur des netlabels, Matamore sort physiquement cet album-ci il y a quelques mois. On y trouve des plages plutôt atmosphériques baignées dans un calme parfois sombre. Au milieu de l´électronique, on y perçoit de la guitare et des voix souvent mixées et triturées à souhait. L´ensemble donne une sensation de musique organique passée au filtre de l´électronique. Un disque pointu donc mais qui devrait ravir les amoureux du genre...

[ Court Circuit (Begium) ]

 

Et si la musique n'était pour Sébastien Biset qu'un prétexte ? Une façon pour lui d'exprimer une idée plus profonde qui serait celle que l'on porte sur le temps qui passe ? Plus exactement l'interrogation que suscite le temps passé qui ne reviendra pas ? Le titre de ce disque et celui de plusieurs de ses morceaux autorisent la formulation de cette hypothèse. Son nom d'artiste, Sepia Hours, la conforte. Le support sépia est traditionnellement associé à ces vieilles photos que l'on garde comme des reliques témoins d'époques révolues. La musique qe façonne Biset depuis quelques années (le début de son projet remonte à 2004) se prête bien à une tentative de décrire un "temps étiré", malléable, sur lequel on passe et on revient alors qu'il n'est plus là. Une musique qui n'est pas sans rappeler celle que pratiquaient certains artistes cassette américains vers le milieu des années 80 comme Viscera et les Psyclones. Après quelques e.p. et un album téléchargeables, Sepia Hours s'incane sur un support objet, paradoxalement moins altérable auxattaques du temps. L'étape mérite un arrêt.

[ Rif Raf (Begium) ]

 

Dopo diversi Ep liberamente distribuiti in rete, attraverso numerose netlabel europee, è finalmente giunto il momento della prima produzione ufficiale di Sepia Hours, alter-ego artistico di Sébastien Biset, giovane autore belga che nel volgere di pochi anni è andato affinando un equilibrato mélange di intimismo cantautorale, minimalismo ambientale ed elettronica “da cameretta”, creato in maniera casalinga con il solo ausilio di una chitarra e di sparsi suoni elettroacustici.

La definizione di “indietronica”, spesso utilizzata con riferimento alla sua musica, rende solo in parte l’idea delle tante suggestioni presenti in brani in prevalenza lenti, dalle atmosfere malinconiche e crepuscolari, seppure non alieni da moderate torsioni elettroniche e asprezze qua e là affioranti. Non sembra allora un caso che l’artwork di questa sua prima opera discografica, da lui stesso disegnato, sia incentrato su un groviglio di tratti e linee che ben rappresenta tanto l’intersezione dei molteplici riferimenti artistici di Biset, quanto la genesi, invero alquanto tormentata, di una musica non confinata nei soli aspetti contemplativi ma in graduale evoluzione verso forme più complesse e definite.

È questo che avviene lungo i quaranta minuti dell’album, ripartiti in otto tracce che spaziano ampiamente tra le tante suggestioni tradotte in musica da Biset: dopo un inizio dal substrato ambientale, appena solcato da screziature elettroacustiche e frammenti vocali sparsi (“Body As A Clock”), sono le sonorità liquide e umbratili a prendere decisamente il sopravvento in brani che si snodano quasi con indolenza, offrendo sfumature e variazioni lente ma costanti. Così, la staticità dell’incipit di “Because Smiles Become Ruptures” viene ben presto scossa dal suono delle tastiere e dal battito imperturbabile della drum machine, poi ricondotto alle fragili melodie del finale; analogamente, i brani successivi disegnano paesaggi notturni catatonici, nei quali la malinconia aleggia su tappeti sonori soffusi, che in “A Place I Found And I Forgot” si trasformano in accenni melodici, supportati da poche note di chitarra, mentre in “Declines” e “About A Distance” rivelano discrete possibilità di un approccio di “ambient orchestrale” in miniatura, sospeso tra dilatazioni e distorsioni sintetiche.

Quello che distingue Sepia Hours dai tanti manipolatori di suoni ambientali è però la capacità di non perdersi in sonorità astratte e talvolta autoreferenziali, dimostrando invece la sensibilità di una scrittura in grado di tracciare anche bozzetti di semplice cantautorato intimista al rallentatore, nei quali la forma canzone risulta delineata con una certa nitidezza e attraverso pochissimi altri elementi. È il caso di “Discrete Words”, ove è solo l’innesto di piccoli loop e frequenze elettronicamente disturbate ad arricchire un songwriting ridotto davvero all’osso, e di “Some Beats With Consequences”, senza dubbio il brano dalla forma canzone meglio definita e continuamente cangiante, con i suoi toni dimessi, sempre costellati da delicatezze acustiche e dai caratteristici beat sfumati.

Gli elementi lentamente mutanti della musica di Sepia Hours ne rendono disagevoli accostamenti artistici univoci, nonostante sia facile trovare i suoi riferimenti in tutto quel filone che eleva la lentezza a modalità d’espressione, poco importa che essa si esprima attraverso deviazioni ambientali alla Labradford, sensazioni “rurali” degni di certe cose degli Hood o accenni intimistici da cantautorato malinconico. Certo è che, anche in questo suo primo album effettivo – che non rappresenta nemmeno la migliore tra le sue produzioni – Biset conferma le caratteristiche di composizioni sempre poco invasive, da ascoltare in penombra per coglierne i particolari, ancor più apprezzabili se si considera che il tutto è stato scritto e suonato in quasi perfetta solitudine, come semplice traduzione in suono di idee ed emozioni. Sarebbe, con tutta probabilità, esagerato considerare questa come l’unica espressione possibile del moderno cantautorato elettronico “da cameretta”, tuttavia a Sepia Hours non può disconoscersi di esser riuscito a umanizzare e a conferire delicatezza sognante a semplici suoni elettronici, sempre dosati con morbida e lenta discrezione.

[ Ondarock (Italy) ]

 

Le temps étiré de Sepia Hours... C'est un album bien plus complexe et moins aisément accessible que ses sorties précédentes que vient de faire paraître le label Matamore, avec Sepia Hours. Mais certainement pas moins intéressant. Créé en 2004, le projet de Sébastien Biset en est déjà à son sixième album. Les cinq précédents sont téléchargeables gratuitement.
"When we’ll cross these days, these seasons and their closes" est un disque qui met lentement en mouvement des masses musicales très sombres. Au-delà des références "ambient", Sepia Hours plonge ses racines jusqu'aux seventies avec le laboratoire sonore des premiers albums de Kraftwerk ou les expérimentations en duo de Fripp et Eno. On y trouve aussi des réminiscences de musique industrielle période Throbbing Gristle. Influences bien digérées voire même inconscientes pour le jeune musicien et qui n'altèrent en rien l'originalité de sa musique. A découvrir...

[ Kumkat (Begium) ]

 

(...) L'aventure démarre en février 2000, autour d'un site baptisé Matamore où toute une communauté d'internautes vient échanger des playlists. (...) "Par rapport à d'autres micro-labels, on se différencie pas un esprit de collectivité hérité de l'époque du site web, note Maxime". (...) Lefil rouge de Matamore, c'est une musique aérienne en apesanteur. Sur ses deuxalbums, Raymondo alterne des chansons éthérées et pleines de retenue avec des titres plus enlevés, rythmés par les balais inspirés de Boris Gronemberger. L'album de Soy un caballo, qui sortira début mai, est tellement léger et atmosphérique qu'il faut le scotcher à son lecteur de peur qu'il s'envole. Quand au disque de Sepia Hours, c'est une noix plus dure à croquer. Des volumes sonores en mouvement, une sorte de tectonique des plaques musicale qui mêlent influences électroniques et sonorités industrielles. L'album le plus complexe sorti par le label.

[ Le Soir - La Culture (Begium) ]

 

Si Sepia Hours, alias Sébastien Biset, s’apprête à sortir le 14 avril son album sous l’étendard Matamore, il ne fait pas pour autant office de petit nouveau. Dès 2004 il signa notamment la première réalisation du netlabel Sundays In Springs et enchaîna ensuite plusieurs EP sur différents (net)labels. Sepia Hours est un malaxeur de son, du genre à vous retourner une syllabe dans tous les sens avant d’en ressortir une flopées d’échos non identifiés et néanmoins fascinants. De l’ "Indietronica" qui s’invente un langage propre, un songwriting post-moderne qui fragmente, découpe, mélange, colle, et recompose. Tantôt harmonieuses et rêveuses, tantôt franchement cocasses ou cyniques, les expérimentations/compositions de Sepia Hours ne délaissent jamais mélodies, rythmiques et autres ingrédients de base. L’exercice n’est jamais gratuit, la cohérence toujours assurée. Point de complaisance dans une posture minimaliste, nul automatisme froid. Tout est finement dosé, pesé, imaginé, dessiné. Pour le plus grand plaisir de nos oreilles.

[ Blogothèque (Begium) ]

 

[...] Music that has been specially created for Laverna by nine artists, who grew following different sound abstractions but all tied to the invisible and intangible electronic beat.There are endless perceptions that sound has always restrictedly called “Ambient” and creates, and hidden behind these traces there is just a very small and varied part. [...] “A Place I Found and I Forgot” reproposes a Sepia Hours as ever at the confines between airy post-rock, field recordings and noise introspection: small fragments of delicately sad but totally romantic fairy stories. [...]

[ Laverna (Italy) ]

 

Life is made of lines and ruptures, of continuity and break-ups. We follow curves; we walk in a valley, between hopes, projections, fears and memories. We also try regularly to interpret what happens to us. Love and happiness are like drugs, melancholy too, at least for some of us. I’ve been half-disappointed by the previous Sepia Hours release on Beatismurder. Now in the next meander, the result is breathtaking. The fact that people around me can still surprise me completely, like here, after a few years of friendship makes me feel less alone and exchanges. It still sounds like Sepia Hours but there is like a new dimension in here. It’s not only linear smooth changes; on the other side not a turn or a bend neither, just a slow curve which suddenly makes us discover new landscapes. It’s very difficult to compare it to other artists, maybe somewhere between the rainy side of Spokane and the sad loneliness of Bark Psychosis with some elements that could recall the ambiences of Slowdive circa their almost posthumous “Pygmalion” full length. There is more depth in this record than in his previous ones, more reflexive melancholy and less spontaneous emotions. It’s like when someone realizes that he is mortal or simply fallible. This is more about the human condition of loneliness than about sadness in general; this is more about lucidity than about passion. Seven tracks for almost thirty minutes, all of them are making sense at each instant. There is even a hit, a truly and deeply addictive song with irresistible beats, fragile whispered vocals and marvelous guitar lines, beautifully embedded in the middle of the ep: “To forget how to tell about things”.

This is his most accomplished work so far and a first major release for him and for his style of music, not a new beginning but a big step higher in terms of an exigency we can compare now with those of the most crucial artists in his category, deeply recommended to fans of Bark Psychosis, Matt Elliott, Ursula, Crescent, Spokane, Saso, RF, Sigur Ros or Rivulets almost others.

A crucial and breathtaking release.

[ Derives (Belgium) ]

 

The first release on Polymorphic for established netlabel artist Sepia Hours is a collection of sketchbook narratives that cohere into a pure sonic experience of the finest kind. Linear Smooth Changes is an organically evolving work that avoids comfortable or obvious terrain whilst still being an accessible listen. The interplay of recorded sound and percussive electronics remind of Four Tet but where Hebdens' work is largely underpinned by structured Hip Hop or Jazz rhythms, Biset leaves the drumming looser leaving the tracks in a more abstract form. The naivety and playfulness in this rhythm is overlayed by softly spoken / barely sung lyrics amidst an ensemble of subtlety shifting sinusoidal tones and delicate guitar phrases. Child-like toned percussion permeates throughout whilst recorded ambient sounds add to the organic feel. The playful pastoral phrases recall Icelandic favourites Múm. This beautiful recording is clearly human creation and not synthetic or machine music despite it's utilisation of technology and the blasts of digital embellishment.

[ Polymorphic Music (England) ]

 

The layout and design of the sleeve are superb, and indicate the several levels of interpretation to be found in this fifth (If you consider the unreleased – with the disappearance of the Mechanized Mind CDR label - “Drawing and echo”, but leaked on the Internet, as his second release) net release. Five ep’s released on netlabels, a few tracks on compilations and here we are. If you like his previous works, this one will confirm your attachment even if there are moments of rupture or heavier disorder here. The title is probably a reference to a longer leitmotiv of the contemporary artist Francis Alÿs : "Sometimes making something leads to nothing, sometimes making nothing leads to something". It’s a dark statement but this new ep shows parts of the trouble. Sometimes, to go on in the same direction is no more a progression, and this new release is also a slowing down in terms of dynamism, warmth and light, though inventiveness is still present. But well, my main problem with this new ep comes from the last two tracks, “Dazzling dazzling dazzling” and “Steps lead to” where at a certain point Sebastien Biset stops to sing and starts to scream loudly, and even if it can be discharging in the first instants, soon the lack of discernment – it’s never meaningful as some hardcore / emo /screamo singers can be - becomes disturbing to me. I prefer to keep the three first tracks only on my playlist for this reason. These three ambient songs are complex, dark and autumnal, with occasional rhythms, synth layers, field recordings, guitar, voices and singing, hazy like dreams, much more seductive.

[Derives (Belgium) ]

 

Quante volte su queste pagine ho ripetuto di come la musica sia per me non solo “colonna sonora” ma parte integrante della mia vita, con la quale costituisce un unicum di esperienze ed emozioni… Non sto qui a ripetermi per l’ennesima volta, anche perché sono ormai ben conscio di questa realtà – della quale ormai non mi sorprendo più di tanto – e delle molteplici coincidenze cui essa continua a dar luogo. L’ultima di esse ha avuto origine nella tarda mattinata di oggi, mentre in maniera piuttosto distratta sfogliavo le pagine di un forum nel quale vengono elencati gli ascolti settimanali, la mia attenzione cade sul breve ed unico approfondimento dedicato al primo e.p. di Sepia Hours, Five Thousand Steps, da qualcuno che peraltro ben conosce la mia passione per l’artista in questione (del quale ho parlato più diffusamente qui). Ovviamente non riesco a trattenermi dal raccogliere la citazione, confermando quanto di buono era già stato scritto su quel lavoro (che resta il mio preferito dell’artista belga) e fornendo qualche ulteriore ragguaglio in merito agli altri.

Poi, stasera, di ritorno a casa in una dolce serata romana, mentre quasi mi appresto a considerazioni di gioia trasognata ma velata dalla malinconia dell’immutabilità della vita di fronte al tempo che passa, apro un po’ assonnato la posta per ritrovare una mail personale proprio dell’ottimo Sébastien Biset, che mi invita all’ascolto della nuova autoproduzione di Sepia Hours, dal titolo significativo ed a me adattissimo: Sometimes Making Something Leads To Nothing. Si tratta di cinque nuovi brani, nel noto stile raffinato e minimale, che in questo momento risuonano nelle mie orecchie, non senza una certa trepidazione. Ad una prima impressione, da prendere al momento con beneficio d’inventario, mi sembrano un po’ meno fluidi rispetto alle sue produzioni precedenti, con più marcate tendenze alla sperimentazione, ma pur sempre densi di quella sensibilità delicata e di quel profondo calore umano che riesce a trasparire con evidenza attraverso l’utilizzo di una semplice strumentazione elettroacustica. Ma siccome su Sepia Hours non rivendico alcuna pretesa di obiettività di giudizio, perché è un artista per il quale il cuore ha decisamente il sopravvento sui criteri estetico-musicali, riporto la breve ed efficacissima descrizione che lui stesso mi ha presentato di queste cinque tracce: “between attempts, experimentation, lunatism, screams and whispers”.

Sometimes Making Something Leads To Nothing si può scaricare qui, ma si può anche ordinare contattando direttamente l’artista, come sarebbe ben giusto fare per supportarne le produzioni.

[ Hafssol - tracce di emozioni (Italy) ]

 

Sepia Hours o le que es lo mismo Sebastien Biset tiene tras de si una trayectoria bastante prolifera desde que en 2004 publicara su primera referencia con el netlabel belga Sundays in Spring. Tras varias apariciones en samples y dos trabajos mas, nos entrega este ultimo con Beat is Murder, en el cual, hay una gran variedad de contrastes, combinando lo atmosférico con el post-punk electronico (a lo P.I.L.) con una especie de slow / emo, creando una mezcla de estilos que lo convierten en algo muy personal.

Utiliza técnicas de produccion basadas en el rudisimo a la vez que se acerca a lo mas delicado (pequenas cajas de musica destartaladas), usa el ritmo para desordonar, enmascara con efectos los instrumentos para dejarlos emerger solo cuando son necesarios. Los temas empiezan pareciendo una cosa, estilicamente hablando, para terminar siendo otra, huyendo del estancamiento y la autocomplacienca.

[ A little beat - minizin socio-cultural (Spain) ]

 

Micro-son, balbutiement, silence... l'exécution se fait discrète et pourtant se joue déjà de l'auditeur. Ce qui démarre puis s'arrête, qui s'éteint puis réapparaît n'est autre qu'une ode symphonique pour bruits mesurés et discrets. Une beauté intimiste fulgurante, un voyage sensoriel pourrait durer des heures et des heures tant il est déconstruit et palpitant. 'Octember 05' se révèle être au final, une vraie, grande et bonne surprise de 12 minutes et 19 secondes, dont il faut absolument se saisir à nouveau.

[ Sonhors (France) ]

 

Du 24 au 26 juin, l’hippodrome de Groenendael s’est vu reconverti en lieu et espace d’art et de création. Espace majestueux de par son volume et de par sa qualité d’endroit pratiquement abandonné, ou tout au moins délaissé, le voilà réapproprié, réinventé et interrogé. Il ne fallut pas moins d’une poignée d’artistes et de musiciens de tous bords pour réactiver l’espace de manière ponctuelle et temporaire. Peintures, photographies, installations, concerts et performances se côtoyaient dans une convivialité qui, en fin de compte, interroge quant à son évidence qui en dit long sur la création actuelle et son penchant pour la réception distraite voire divertissante. Mais toute initiative étant à saluer, nous ne pourrons qu’accorder du crédit à la mise en œuvre de ce projet global. Toutefois, il y avait, légèrement à l’écart, un espace particulier. Un espace occupé par trois artistes et musiciens qui ont décidé d’interroger notre rapport à la création actuelle, notre manière de l’appréhender, bref, un questionnement sur la réception de l’art et plus particulièrement de la musique aujourd’hui. (...) Une pièce de l’hippodrome laisse échapper un son insistant, aux modulations étranges. Plus on s’approche, plus on s’intrigue. Une fois parvenu dans l’espace sonore, on s’aperçoit que trois tables sont disposées dans la pièce, et que des baffles de chaîne-hifi sont disséminées dans l’espace de manière à construire une architecture tantôt bruyante, tantôt plus silencieuse, minimaliste. Le matériel des musiciens est laissé là, presque délaissé comme l’espace même de l’hippodrome, avant leur intervention. Parfois, l’un d’eux arrive, s’assied, crée de nouveaux sons qui s’intègrent aux autres, et le voilà parti, laissant à nouveau l’espace vide mais occupé par des sons à nous meurtrir les oreilles. Pas vraiment vide, en fin de compte. Les trois artistes ont accroché aux murs de larges affiches aux phrases énigmatiques. Rapidement, on s'aperçoit que chacune répond à la question « Pourquoi faire du bruit ? ». Les réponses ne manquent pas, et interrogent forcément le curieux puisqu’elles le mettent à l’épreuve de ses capacités de réception, mis à l’épreuve de l’anti-divertissement, de l’abandon de soi à l’hédonisme qui caractérise la grande part de la production musicale actuelle. (...) Crevant l’abcès de l’hédonisme futile de la musique actuelle, nos trois expérimentateurs et catalyseurs d’expériences réactivent des espaces en interrogeant notre rapport à ce qui se fait sur les scènes musicales des concerts et festivals devenues coutumières voire normalisées et standardisées. Dans l’humilité de l’effacement qui ne fétichise pas le corps et la présence de l’artiste, nos trois artistes (qui en réalité se dissimulent sous les noms de No John ou Jean DL, Impostor et Sepia Hours) s’absentent en laissant les empreintes de leur passage, pour laisser le son dialoguer / lutter avec le lieu. Musiciens, performeurs et figures de l’absence, ils allient la complexité du son à l’espace qui l’accueille en questionnant toujours davantage les possibilités de création dans notre ère de productivité incessante et de libéralisation des échanges culturels. (...) Bref, il ne faut pas en dire davantage pour comprendre que Social Fashion Records (au nom flirtant avec l’ironie d’une mode sociale qui va à l’encontre des tendances les plus populaires au sens de « largement appréciées ») pose la question la plus actuelle et alarmante qui soit dans ce contexte d’une précipitation et de démocratisation des pratiques créatives : que doit encore faire la musique à l’heure actuelle, alors que la réalisation du fantasme de l’échange mondialisé s’est imposé comme logique de création et de diffusion culturelle, et que la réception se dissout dans l’hédonisme ou l’impression d’une connaissance musicale qui auto-satisfait le récepteur finalement à l’orée du champ des possibles ? Reste à se tourner vers leurs performances et interventions, pour, à défaut de se détourner des grands festivals de l’été, devenir lucide sur le sort que nous réserve, à nous, auditeurs des subjectivités musicales quotidiennes, le possible déraillement d’une machine de productivité lancée à toute vitesse contre les remparts de l’aliénation de l’écoute et du regard porté sur la création d’aujourd’hui.

[ Webzinenameless (Belgium) ]

 

Beatismurder have a new release from Sepia Hours, who has been populating a lot of other netlabels with his particular brand of post-rock / indietronica for the best part of 3 years now. Sepia Hours is such a great description for his late night / rainy day sobriety. His blurry low key vocals wander through some interesting soundscapes created from gently slipping amalgams of guitar lines, splintered minimalism and the odd unexpected sonic detour. Beautiful stuff, like a rain soaked window reflecting a fragile half emptiness... where bruised feelings and defeat make us more human, vulnerable and alive...

[ Rottenmeats ]

 

Sepia Hours es un proyecto de indietrónica post-moderna y experimentación de Sébastian Biset, artista y músico de belgica. Nos encontramos ante cinco temas muy bien compuestos, de indietrónica especial, a veces calmada y dulce, a veces un tanto inquietante. El segundo tema me ha recordado a los grandes "world's end girlfriend", por los gritos y esas cosas..... Otros temas como "silhouette" o "steps to lead" recuerdan más a la música de morr. Muy interesante referencia de Beat is Murder.

[ Netlabels, oir para creer (Spain) ]

 


Contro la frenesia della vita moderna. Contro l'accelerazione del respiro. Contro la proliferazione dei suoni. Sundays in Spring è un'etichetta belga che conduce la sua battaglia in silenzio e grazie al silenzio. Senza urlare, schiamazzare o sputare dischi superflui a cadenza giornaliera. Ne avevamo già parlato qualche mese fa, all'epoca delle sue ultime uscite. Oggi torniamo ad occuparci di lei, per celebrare l'uscita di un nuovo prezioso lavoro, il dodicesimo in dodici mesi. A chiudere il cerchio del suo primo anno di vita, è lo stesso artista che lo aveva aperto, Sébastien Biset, in arte Sepia Hours. Dopo l'affascinante passeggiata mattutina di Five Thousand Steps, Biset torna con una raccolta crepuscolare che si ferma a metà tra l'abbozzo di un EP e la compiutezza di un album. Sette tracce e trentadue minuti di indietronica a tempi ridotti, tra chitarre acustiche rurali e beat elettronici da cameretta, dilatate modulazioni sintetiche e una voce talmente sussurrata da risultare spesso inintelligibile. E' un disco di meditazione digitale, Naïve Curse To Leave a Mark, da ascoltare con l'iPod, sì, ma a cento chilometri di distanza da qualsiasi altra apparecchiatura tecnologica. L'ennesimo piccolo e raffinato mattone giallo che allunga il sentiero della Sundays in Spring nel magico mondo dell'Indie(Web)Music.

[ KataWeb Musica (Italy) ]

 

Sepia Hours è Sébastien Biset, giovane belga, autore di musica lenta e dalle atmosfere malinconiche, creata in totale solitudine, con il solo ausilio di chitarra, “oggetti acustici” e qualche suono elettronico. Ha prodotto due mini album per l’ottima netlabel belga Sundays in Spring, un altro per Mechanized Mind e, di recente, una lunga traccia per l’altra netlabel sperimentale Social Fashion.

Nelle sue opere, Sepia Hours è riuscito a creare un’equilibrata miscela di delicato intimismo cantautorale, elettronica e minimalismo ambientale. Non è facile definire la sua musica: il termine “indietronica” può riuscire a renderne l’idea, ma forse non risulta sufficiente a descrivere compiutamente le tante diverse suggestioni presenti nei suoi brani. In essi si riscontra anzitutto un’attitudine crepuscolare e contemplativa, rivolta sia al mondo circostante sia a quello interiore, attraverso la quale appena traspaiono emozioni espresse in maniera sempre misurata, sommessa, a volte quasi sussurrata, mentre una chitarra distilla le sue note con lenta parsimonia su un beat sintetico, semplice e pacato, o su atmosfere avvolgenti ed in apparenza immobili.

È musica da ascoltare in penombra, sotto cieli grigi, in concentrata solitudine, mentre intorno tutto tace. Sono queste, del resto, le condizioni evocate dalla musica di Sepia Hours, così come quelle nelle quali è facile immaginare essa sia stata ideata, composta e realizzata. Tuttavia, nonostante ispirino tutte un medesimo mood, le composizioni di Biset assumono forme davvero varie, suscitando accostamenti di volta in volta diversi.

Basti prendere in considerazione le sette tracce della sua opera prima “Five thousand steps” (Sundays in Spring, 2004), attraverso le quali si passa agevolmente dal cantato sommesso ed intimista di Becoming alla nenia sottilmente elettronica di Take it for the mood, dalla dolente profondità della splendida Broken years ai languidi paesaggi ambientali di Summer’s end, ascoltando la quale è difficile non pensare ai pacifici affreschi sonori dell’ultimo Pan American. Ecco, a parte rare eccezioni, la musica di Sepia Hours è così ricca di suggestioni, immagini ed emozioni da rendere disagevole la ricerca di riferimenti artistici univoci; ben la di là della musica, ciò che può suggerire accostamenti con altri artisti è infatti l’approccio emotivo alla composizione e l’accurata attenzione per i particolari. Così, ascoltando i suoi brani, possono alternamente affacciarsi alla mente richiami ad ambientazioni sonore nordiche (i momenti più pacati dei Sigur Rós, Stafrænn Hákon), oblique sensazioni rurali (gli episodi lenti ed acustici degli Hood) e finanche derive sperimentali, il tutto arricchito da una non comune sensibilità cantautorale, malinconica e sonnolenta.

Tale indole è presente in tutti e tre i lavori sulla media distanza di Sepia Hours; benché siano stati prodotti nel breve volgere di un anno, in essi è già riscontrabile il processo di maturazione di un artista sensibile e raffinato, capace di cogliere gli esili echi del cuore, renderli vivi e concreti, trasformarli in suono, comunicando così attraverso essi delicate emozioni. Dopo l’altro mini album uscito per Mechanized Mind – ed appropriatamente intitolato “Drawing an echo” – ulteriore prova di quanto detto proviene dal più recente lavoro per Sundays in Spring, “Naïve curse to leave a map”: oltre mezz’ora di musica per un unico flusso emozionale, anche stavolta frazionato in sette episodi densi di fascino e permeati da grande intensità. Ancora una volta il lavoro risulta molto vario, seppure connotato da un’impronta di fondo languida e delicata, che si manifesta tanto laddove le note cullano carezzevoli l’anima dell’ascoltatore (Tightrope walker, la parte iniziale di Balance), tanto nelle rare e moderate accelerazioni di ritmo (He’s back and brings another day, Midnight thoughts, I can’t wait until I see). Ma il brano che meglio rappresenta la concezione musicale di Sepia Hours è senza dubbio Petals flutter, a whisper is flared, i cui sei minuti e mezzo si snodano da un oscuro incipit ambientale, attraverso una limpida parentesi cantata, dalle cadenze suadenti e codeiniche, fino all’avvolgente finale, costruito sulla manipolazione di una semplice sequenza di piano, appena sostenuta da un beat quasi jazzy.

In fondo è solo “musica da cameretta”, ma prodotta con passione e consapevolezza tali da rendere capace di trasmettere intense emozioni anche la strumentazione a disposizione, umanizzando e conferendo delicatezza sognante persino ai semplici suoni elettronici, sempre utilizzati con morbida discrezione.

Uscita dopo uscita, in Belgio sta sbocciando un artista maturo e riflessivo, nelle cui melodie al rallentatore rifugiarsi, in antitesi ai ritmi frenetici della vita.

E se la musica contemporanea sembra spesso importare il ripensamento di tanti concetti classici, allora Sepia Hours incarna, quanto pochissimi altri, in maniera mirabile e moderna l’attuale essenza dell’autoproduzione cantautorale.

E sarebbe soltanto un bene che in molti vi rivolgessero la meritata attenzione.

[ Hafssol - tracce di emozioni (Italy) ]

 

Sepia hours is sébastien biset from belgium. he's into indie songwriting, and there's an intense late-summer atmosphere in all seven songs (so, good release-date!). his album is very tonal, although it's not very catchy, no 'big' melodies to stick to (check sis-releases v.o. and especially pokett for something like that). what i like very much is the transition to something darker, more ambient and noisy, every of his songs runs through. field-recordings and reverbed drums take over, clouds of threatening synths swell up, but no eruption follows. the skys clear like they had darken before. reminds me a lot of gastr del sol (less intellectual) or the more experimental songs of wilco (less rockin'). i love this free form-folk, maybe biset gives up singing one day ;) great stuff.

[ RUBORED (Germany) ]

 

On avait notamment découvert Sepia Hours à travers la très chouette compilation du net label lithuanien Sutemos et un permier mini-lp paru sur la structure Sundays In spring en 2004. Aujourd’hui on le retrouve avec un nouvel album très réussi, plein de maturité, dans lequel on fait un peu plus connaissance avec la musique de ce musicien belge.

Et l’on découvre ainsi 7 titres pour 32 minutes de plaisir, qui dévoilent un songwriter (Sébastien Biset) plein de talent, proposant une musique mélancolique, aux mélodies splendides, lumineuses et superbement arrangées autour de divers instruments et de sonorités numériques. Pour toutes ces raisons, on pensera à Hood, et plus généralement à tous ces groupes qui offrent bien plus qu’une musique, bien plus que des chansons pop, mais aussi et surtout un univers, des images mentales fortes, des émotions profondes et tout ce qui fait un grand disque.

[ Ondefixe (Belgium) ]

J'avais déjà fait allusion au projet Sepia Hours, un projet à la tête duquel on trouvait le belge Sébastien Biset. Le re-voilà avec un ep autoproduit. Une fois encore il marche sur les traces de Hood (voire de Man), dans un style peut être moins évident, moins direct que sur "naive curse to leave mark", mais un ep qui recèle une nouvelles fois des petites merveilles, de titres superbes et très évocateurs de voyages, de lointain... Plus qu’à suivre !

[ Hop (Belgium) ]

 

Sepia Hours ist das Solo-Projekt von Sébastien Biset, einem jungen belgischen Musikers. Bei seinem ersten Musikalbum hat sich Biset ganz auf Folk- und Akustikgittarrenklänge in melancholischer Farbgebung spezialisiert. Der Künstler selbst zu seiner Musik: "Ich habe all' meine Ideen und Wünsche in diese sieben Tracks gepackt... Wörter haben ein Echo, das erscheint und genauso wieder verschwindet, die Stimme bleibt irgendwo zwichen Gesang und Geflüster durchdrungen von den Klängen akustischer und elektronischer Gitarren. Wie der Titel schon sagt durchläuft diese Aufnahme viele verschiedene Phasen..."

[ Geizkragen (Germany) ]

 

To set the Lego of your own minds, from different grey, dirty, vitreous shatters. To smear your minds with the ground, which is stained with gas. To hold the dirt inside, until it turns into a stone and steals your whole body. Homologous sight in the metaphysical rhythm. And one, And two.. And three.. Step/move. Musical biology, which doesn't leave any alive organism outside the music-ecosystems boarders. Some kind of Utopian tune, which makes naive eyes to be filled with tears; which makes ironic smiles to understand, that cosmos is not made from cheese! And it's so empty round here. The inside, third, and the most perfect eye gets stoned from synthetics. When it can't see the magic world also can't see. Its walls/windows bedew with the orange steams, and also turn into stone (Then at last, everything gets stoned). For real, instrumental music floats in the totally negative connotation's field; it makes to feel the cold water, in which you have just jumped in, trying to run away from your dreams, even more. Don't let tulips to die, don't let the emptiness to disappear (when it's so full for real), love that moment, which you can't ever notice (during the sleep), execrate that bright sky, which is filled with dirty smell and poison (in the white colour in the chromosomes of clouds).

Just turn into a wind-mill, cement block, or into anything else, just get out from that human silhouette and listen to sepia hours, leastwise then - your spinning around will appear meaningful and filled with bright and not muddy water.

[ Sutemos (Lituany) ]

 

Sébastien Biset ama come noi virare in sepia le sue immagini: nel sito personale sepiahours.net se ne trovano di languide e finali, spesso alla riva del mare. Quando compone poi canta per sé, con voce tremula e oscura, accompagnandosi con chitarre acute in crescendo e relative esplosioni soniche. L'aggiunta di suonini electro 'casuali' consente di trovare nel deserto islandese il luogo ideale all'ascolto. Un disco liquido e gonfio di proiezioni come questo renderà migliori le giornate di chi ascolta Gatto Ciliegia, Niobe, Migala e Bang Gang.

[ Indiepop (Italy) ]

 

Al crepuscolo, tenui note di serenità. Non me la sono mai cavata troppo bene con le etichette e i generi musicali. Ce ne sono troppi e spesso sembrano delle trottole impazzite che cambiano significato a seconda del lato in cui cadono. Quindi ho qualche problema a definire i due dischi protagonisti di questo messaggio.
Diciamo che - giocando proprio con le etichette - il primo potrebbe collocarsi a metà strada tra un certo soft-post-rock contaminato d'elettronica e la musica d'atmosfera arrivata negli ultimi anni dall'Islanda (più sul versante sussurrato dei Mum che non su quello epico dei Sigur Ros). Roba tranquilla, insomma, a tratti minimale, ma non esageratamente melodica (anzi, spesso venata da obliquità sonore, voci, rumori, strumenti strambi). Da ascoltare preferibilmente intorno al crepuscolo, magari con le cuffiette e immersi in un ambiente non troppo affollato.
Ah, già, non vi ho ancora detto di cosa sto parlando: Five Thousand Steps Ep, esordio sulla media distanza dei Sepia Hours, progetto solista del giovane musicista belga Sébastien Biset. E' uno degli album offerti online dalla Sundays in Spring, una piccola label indipendente nata a Bruxelles con l'intento di "favorire i colori intimi, bucolici e malinconici. Vogliamo difendere i musicisti che condividono una simile sensibilità". E' quindi probabile che anche gli altri cinque artisti presenti nel catalogo dell'etichetta non si discostino troppo dallo stile dei Sepia Hours. Quello che di certo li accomuna è la strategia della label, che permette di scaricare liberamente tutti gli album in formato Mp3 dal sito ufficiale, nonchè dalla sezione musicale della enorme mediateca online Internet Archive.

[ Il Pozzo di Cabal (Italy) ]

 

Sébastien Biset, par cet enregitrement, relègue tous les clichés réducteurs véhiculés sur le rock aux oubliettes. Nourri à la fois par les répertoires de la musique contemporaine, des musiques électronique, expérimentale ou indie, L'artiste est obsédé par le son ou le traitement sonore des goûts et des couleurs de la vie. Avec un talent certain, il capte les souffles de nos sentiments, il les traite et les réinjecte. Au total 11 plages où l'artiste déroule un univers captivant, surprenant et unique !

[ Backstage.radio.news (Belgium) ]

| sepia hours - sébastien biset - pratiques de l'usure & manières d'être là - 2009 |